Commentaire global :
Note globale : / 10
Souvenez-vous d'enregistrer votre travail.
Pour éviter que la session se ferme et ainsi perdre votre travail, assurez-vous d'enregistrer au moins une fois toutes les 15 minutes.
Rappelons que ce deuxième travail pratique vous permet, à l'aide de l'étude de cas réels, d'analyser les sources utilisables pour reconstituer les faits historiques et les interpréter. Le travail se divise en trois étapes, qu'on retrouve à la fin de chaque module de cette section du cours.
Dans la première étape, vous avez découvert que les témoignages et les documents photographiques des familles servent de sources aux historiens. Dans cette deuxième étape, vous allez réfléchir à la manière de travailler en cas d'absence de documents.
Pour chaque étape, vous disposez d'une série de questions qui vous aident à rédiger votre réponse et vous pouvez en tout temps vous référer à votre journal de bord. N'hésitez pas à le faire.
Étape 2 : Des sources inaccessibles
Temps requis : 30 minutes.
Le travail pratique de la section II compte pour 35 points; cette deuxième étape vaut 10 points.
Votre réponse doit comporter au moins les éléments requis suivants :
Parfois, l'historien éprouve des difficultés devant le silence des sources qu'il peut consulter. Voici un texte sur Irma Levasseur qu'on peut lire sur le site Bilan du siècle de l'Université de Sherbrooke.
Si vous n'aviez lu rien d'autre que ce texte sur Irma Levasseur, il vous manquerait beaucoup de renseignements, n'est-ce pas? Nommez au moins trois renseignements qui sont absents de ce texte.
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Voici un extrait tiré d'un article paru dans Québec Science : « Trous de mémoire. Le combat d'Irma », de Noémi Mercier, juin 2007.
Après son départ de Sainte-Justine, on perd la trace d'Irma pendant quelques années, comme ce sera d'ailleurs le cas lors de plusieurs périodes de sa vie.
Après un passage à New York, où elle travaille pour la Croix-Rouge, la docteure Levasseur s'installe à Québec au début des années 1920. Elle intéresse alors quelques médecins réputés à l'idée de fonder un hôpital pour enfants indigents, une autre entreprise qui fleurira en son absence… et qui la ruinera. Irma investit 30 000 $, une somme faramineuse pour l'époque, dans l'achat d'une somptueuse résidence de la Grande-Allée, en face du Parlement, qu'elle devra revendre à perte. De cette demeure où s'ouvre, en janvier 1923, le dispensaire qui deviendra l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, il ne reste plus un caillou : l'édifice a été rasé pour faire place au complexe H. [...]
« Quand j'ai fait mon cours d'infirmière à l'Enfant-Jésus, dans les années 1940, je n'ai jamais entendu parler d'elle, jamais vu une seule de ses photos. C'est comme si elle avait été morte », se souvient Madeleine des Rivières. C'est qu'Irma Levasseur avait à peine ouvert son dispensaire qu'elle tirait déjà sa révérence, sur fond de disputes et d'amertume.
Au cours des années suivantes [possibilité de confusion ici : le premier paragraphe parle des projets aux années 1920, puis le deuxième nous offre une citation des années 1940, et puis ce paragraphe commence « au cours des années suivantes » qui laisse supposer les années 1940, et non pas les années 1930 (AS)], elle ouvre une pouponnière pour enfants infirmes, mais cet engagement sera lui aussi de courte durée. Irma est au bord de la faillite : incapable de réunir le financement et le personnel nécessaires pour prendre soin de ses patients, elle doit, très vite, fermer boutique, sa clinique ne respectant plus les exigences gouvernementales. Plus tard, elle échafaude un projet d'école pour enfants handicapés et réunit quelques appuis. L'institution, connue aujourd'hui comme le Centre Cardinal-Villeneuve, finira par voir le jour à la fin des années 1930, mais sans elle.
À partir de là, c'est le silence complet, ou presque. On sait qu'au début de la Seconde Guerre mondiale, à 66 ans, elle travaille au manège militaire de Québec, où elle fait passer des examens médicaux aux recrues féminines. Mais par la suite, elle se retire de la pratique et vivra dans la pauvreté absolue jusqu'à sa mort, recluse dans un misérable logement de la rue de l'Artillerie à Québec.
Remplissez le tableau suivant à l'aide des sources.
Pour la période 1938-1945, quel grand événement explique que les sources pour l'historien soient difficiles à obtenir? Justifiez brièvement votre réponse.
Le site du Musée Bombardier consacre une page à la période de la vie de Joseph-Armand Bombardier pendant la guerre. Elle s'intitule De 1939 à 1945 : Les années de guerre. Dans cette page, la deuxième section, « Véhicules militaires », décrit l'évolution de la situation de l'entreprise pendant cette période. Lisez ces quelques paragraphes.
À partir de votre lecture, complétez le tableau suivant.
236 en 1945-1946
130 au début de la guerre
Pourquoi ces renseignements concernant la production des usines de Joseph-Armand Bombardier sont-ils importants pour l'histoire du Québec?